lundi, 04 août 2008

Alexandre Soljenitsyne est mort, Romagnat, Clermont-Fd, PUY DE DOME, AUVERGNE, FRANCE,

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 L'auteur de «L'Archipel du Goulag», prix Nobel de littérature, est décédé dimanche dans la soirée, à l'âge de 89 ans.

L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne est mort. L'auteur de «L'Archipel du Goulag», prix Nobel de littérature, est décédé dimanche dans la soirée, à l'âge de 89 ans. Grande figure de la dissidence sous le régime soviétique et prix Nobel de littérature, Alexandre Soljenitsyne est décédé dimanche dans la soirée, à l'âge de 89 ans, victime d'une crise cardiaque. Le président russe Dmitri Medvedev a exprimé ses condoléances à la famille de l'écrivain.

Soljenitsyne a révélé au monde entier la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages «Une journée d'Ivan Denissovitch», «Le premier cercle» et «L'Archipel du Goulag». «A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes» avait-il dit alors que le président Vladimir Poutine venait de lui remettre le prestigieux Prix d'Etat russe. «Notre expérience nationale amère aidera, en cas de nouvelles conditions sociales instables, à nous prévenir d'échecs funestes». Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Russie en 1994 après la chute de l'URSS. Emblème de la dissidence tout au long de la guerre froide, il n'a pas caché dans le même temps ses opinions nationalistes panslaves, sa passion mystique pour la Russie et sa ferveur orthodoxe, tout en étant poursuivi par des accusations d'antisémitisme, lesquelles ont refleuri lors de la parution d'une de ses dernières oeuvres, «Deux cents ans ensemble», une histoire des Juifs de Russie. Passé 80 ans, il n'a pas baissé la garde et a continué, après son retour au pays, à dénoncer la politique des nouveaux maîtres du Kremlin, la chute de la Maison Russie et la «décadence» morale et spirituelle qu'il prêtait à son pays. (source  L.D.(Lefigaro.fr) avec AFP et AP 04/08/2008 | Mise à jour : 00:37 | )

POUR LA PLURALITE :

Prix Nobel de littérature en 1970, l'auteur de "l'Archipel du goulag" et du "Pavillon des cancéreux" est décédé à l'âge de 89 ans. Condamné à huit ans de travaux forcés pour avoir critiqué Staline et déchu de sa nationalité soviétique, il avait été contraint à l'exil avant de pouvoir faire un retour triomphal en Russie en 1994.

Alexandre Soljenitsyne en 1993 (AP)

Alexandre Soljenitsyne en 1993 (AP)

Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature en 1970 et auteur de "L'Archipel du goulag", est mort dans la nuit de dimanche 3 à lundi 4 août, à l'âge de 89 ans. Auteur d'une œuvre fondée sur l'expérience du totalitarisme, notamment d'une série d'ouvrages faisant le récit des horreurs des camps soviétiques, l'écrivain russe a longtemps été considéré comme l'incarnation de la dissidence.
Alexandre Soljenitsyne, qui vivait près de Moscou, est décédé dimanche soir d'une insuffisance cardiaque, a annoncé tôt lundi matin son fils Stepan, interrogé par l'Associated Press.

Exil

Condamné lui-même à huit ans de travaux forcés dans les goulags pour avoir critiqué Staline, déchu de sa nationalité soviétique, il fut contraint de s'exiler en Occident et publia nombre de ses oeuvres à l'étranger: "Le Premier Cercle", "Le Pavillon des cancéreux", "L'Archipel du goulag" (1973) ou encore "La Roue rouge". Après 20 années d'exil, il fit un retour triomphal dans son pays en 1994.
Né le 11 décembre 1918 à Kislovodsk (Russie), Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne passe son enfance à Rostov-sur-le-Don, au sud de la Russie, où il fait des études de sciences et de lettres, avant d'être mobilisé pendant la seconde guerre mondiale et de servir comme capitaine d'artillerie.

Complot anti-soviétique


Dans les dernières semaines de la guerre, en 1945, il est arrêté puis condamné aux camps de travail pour complot anti-soviétique, après avoir écrit -selon ses propres dires- "certaines remarques irrespectueuses" sur Staline, surnommé "l'homme à la moustache", dans une lettre à un ami. Soljenitsyne y laissait entendre que le gouvernement de l'URSS et Staline lui-même portaient une plus grande responsabilité que Hitler dans les ravages causés par la guerre au peuple soviétique.
Il passera sept ans dans un camp de travail dans les steppes interdites du Kazakhstan, puis trois ans en exil intérieur en Asie centrale. Il relatera son expérience du goulag -abréviation soviétique du système des camps de travail, un terme qu'il contribuera à faire connaître dans le monde entier- dans un court roman, "Une journée d'lvan Denissovitch", dont Khrouchtchev lui-même autorise la parution en 1962 dans le but évident de prendre ses distances avec les abus de la période stalinienne. Cet ouvrage lui confère rapidement la notoriété.

Harcèlement

Toutefois, après l'éviction de Khrouchtchev en 1964, Soljenitsyne est victime d'une campagne de harcèlement de la part du KGB et de dénigrement de la part de ses pairs qui l'expulsent de l'Union des écrivains soviétiques. Mais il continue à écrire tout en gagnant sa vie comme professeur de mathématiques dans la ville provinciale de Riazan.
Il obtient le prix Nobel de littérature en 1970, alors que sa carrière littéraire débute à peine. Il ne sera pas autorisé à se rendre à Stockholm pour y recevoir son prix. Finalement déchu de sa nationalité, il s'exile d'abord en Suisse puis aux Etats-Unis.
Ce n'est que trois ans après son prix Nobel qu'il commence à publier à Paris en 1973 sa célèbre trilogie de "L'Archipel du goulag", immense fresque du système concentrationnaire en URSS remontant aux premières années de la révolution bolchevique.

Etat de choc

Cette trilogie laissera nombre de lecteurs en état de choc devant la sauvagerie de l'Etat soviétique sous la dictature de Staline. Elle contribuera également à effacer les persistants relents de sympathie pour l'Union soviétique parmi de nombreux intellectuels de gauche, notamment en Europe.
L'Occident lui ouvre grand les bras, lui accorde asile et accolades. Le dissident s'installe avec sa femme Natalia et ses trois fils dans la petite ville de Cavendish, dans le Vermont. Il y séjournera 18 ans au cours desquels il publiera une saga de l'histoire russe en plusieurs volumes, intitulée "La Roue rouge", une série qu'il considère comme l'œuvre de sa vie.
Mais Soljenitsyne n'hésitera pas, non plus, à heurter ses nouveaux amis de l'Ouest en critiquant, dans son célèbre discours de 1978 à l'Université de Harvard, la culture occidentale pour sa faiblesse et sa décadence.

Décadence occidentale

Finalement, en 1990, le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev restitue à Soljenitsyne sa citoyenneté et lève les accusations de trahison pour lesquelles il avait été condamné. Cela permet à l'écrivain de faire un retour triomphal dans son pays en 1994. Arrivé par l'Extrême-Orient russe le 27 mai, il effectue un long voyage en train de 56 jours à travers la Russie afin de se réacclimater à son pays natal. Il s'installera finalement dans une maison en briques rouges avec vue sur la Moskva, dans un faubourg ouest de la capitale.
Toutefois, par la suite, il ne cachera pas sa contrariété et sa déception en constatant que la plupart de ses compatriotes n'ont pas lu ses livres.

Résistance

Au cours des années 90, ses positions nationalistes, sa foi profonde en la religion orthodoxe, sa vision de la Russie comme bastion de l'orthodoxie chrétienne et comme lieu d'une culture et d'une destinée uniques, son dédain du capitalisme et son dégoût des magnats russes qui ont mis la main sur les industries et les ressources du pays après l'effondrement de l'Union soviétique se sont trouvés en décalage avec les opinions en cours dans son pays. Il s'éloignera peu à peu de la vie publique.
Le président français Nicolas Sarkozy lui a rendu hommage en saluant "l'une des plus grandes consciences de la Russie du XXe siècle", "une figure romanesque, héritière de Dostoïevski" qui "appartient au Panthéon de la littérature mondiale", une incarnation de la "dissidence" et de la "résistance à l'oppression".
Depuis la mort de l'écrivain égyptien en 2006, Soljenitsyne était le plus vieux prix Nobel de littérature encore en vie. Sa femme et ses trois fils vivent toujours aux Etats-Unis. (AP source NOUVELOBS.COM | 04.08.2008 |)

Martine est en vacances, et me permet de faire vivre le blog, il est participatif pour les Romagnatois qui ont la chance d'avoir le code, bonnes vacances Martine et tu  nous manques. (lolo)

mardi, 15 juillet 2008

ROMAGNAT, très bonnes vacances à tous !

C'est l'heure de se quitter, revenons donc ?.

 

D'ici là,  je souhaite à chacune et chacun d'entre vous de distrayantes et reposantes vacances.

 

Bel été à tous.

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samedi, 14 juin 2008

Françoise SAGAN

jeudi, 05 juin 2008

15èmes rencontres de théâtre enfants, salle André Raynoird

Nour relayons l'information :

7530b4932ffa6cebad6714bab200915a.jpgOrganisées dans le cadre du FLEP par l'atelier du Masque Blanc de ROMAGNAT (Responsable M. Paul RIGARD), ces rencontres mobilisent plus de 210 enfants chaque année et sont uniques sur le Département du Puy-de-Dôme (en 2007, 16 ateliers de théâtre ont présenté 24 pièces sur 3 jours).
Ces rencontres seront également agrémentées de deux spectacles professionnels :

  • Samedi 21h00 : spectacle professionnel "Pauvres mais fiers" joué par la compagnie "etc...art"
  • Dimanche 15h30 : spectacle professionnel "Contes de la malle rouge" écrit et joué par Tom TORREL.

Tarifs :

  • Pass 3 jours + 2 spectacles professionnels : 8 €
  • Pass 3 jours + 2 spectacles professionnels pour les moins de 16 ans : 4 €
  • Spectacle professionnel du Samedi uniquement : 8 €
  • Spectacle professionnel du Dimanche uniquement : 6 €

dimanche, 01 juin 2008

Mariage d'une épouse non vierge annulé en France

229c7963e8b75ac69cc8276dbabe198f.jpgJe suis dépassée par l’annulation d’un mariage consécutive à la  décision  du tribunal.  Je n’en reviens toujours  pas. J’ai  honte  pour la justice française. Je suis meurtrie en tant que femme  par la décision du tribunal d'accepter de juger ça parce que la sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France.  Je suis effrayée par ce jugement sous prétexte que l’épouse du futur mari, musulmane comme lui, n’était pas vierge.

Nous allons où ? Les futures mariées musulmanes s’adresseront aux médecins pour se faire refaire l’hymen.

Cette décision d’annulation de mariage va permettre, au lieu de défendre les femmes, au contraire d’accentuer  la pression sur les femmes 

Le plus triste c’est l’humiliation publique de cette jeune femme, revenant dans sa famille et  ce qu’elle a dû vivre et doit continuer à vivre.

J’ai honte que la justice française n’ait pas pris a cœur de défendre toutes jeunes filles musulmanes.

vendredi, 09 mai 2008

ANPE de DROITE, peut-être ANPE de GAUCHE ?

c46642f6db8233d14d186f6d3551cfb1.jpgJe relaye l'information par entraide pour tous ceux de bâbord, tribord, ect.....: 

  ".........j' ai lu dans le Figaro du 30 avril un article intitulé "Une ANPE de droite pour les anciens collaborateurs d'élus " . Il s'agit d'un organisme informel et présent uniquement sur internet , animé par Thierry Mariani , député UMP du Vaucluse , qui permet aux collaborateurs d'élus de retrouver un emploi après un revers dans les urnes ........"  Téléchargez la lettre de Thierry  MARIANI à l’ensemble des députés de la majorité présidentielle - mardi 1er avril 2008.

Le contact de la  région  Auvergne
- Franck LAUGIER, Président de Collcab Infos : http://www.collectif-tribord.fr/

Il existe peut-être un organisme similaire pour la gauche  ? si oui, merci de nous communiquer l'information .

Journaliste cherche témoignages : Les proches et "l'après-cancer"

cd17c9736a7db15b8b752394863704e1.jpgJe relaye l'information :

Bonjour,

Je suis journaliste pour un hebdomadaire féminin et je prépare actuellement une enquête sur la manière dont les personnes vivent, après un cancer. Il s’agit de montrer qu’après un cancer, certains problèmes peuvent se poser à la personne en rémission, dont les proches ne sont pas toujours conscients.
Dans ce cadre, je recherche le témoignage de :
- Un ou une ancienne malade, qui explique comment certains problèmes de santé ou certains effets secondaires liés aux médicaments ont perduré chez elle ou lui, après son cancer, et le suivi médical qu’il ou elle a dû subir après sa maladie, et le fait que les proches ne sont pas toujours conscients de la lourdeur que représente pour une personne en rémission ces problèmes ou ce suivi.
- Un ancien malade qui raconte en quoi sa maladie l’a changé et a changé son regard sur la vie, et en quoi ses proches ont eu du mal à comprendre ou à accepter ce changement.
- Un ancien malade qui raconte le temps qu’il lui a fallu et la difficulté qu’il a eu à se reconstruire après un cancer : difficulté à refaire à nouveau confiance dans la vie, dépression, sentiment de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Si vous êtes concerné, merci de me communiquer un numéro de téléphone et les horaires où je peux vous joindre sans vous déranger, au mail suivant : anne.petit@9online.fr


 

La fête de l'Europe en Auvergne ?

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En Auvergne deux communes !

- Allègre

- Le Puy-en-Velay sur le site officiel, et les autres ?....

lundi, 05 mai 2008

Guide du remboursement LOGICIEL , par l'AFUL

6ed3a0bc0e1bdbbd3a32bcdc4efef103.jpgGUIDE DE REMBOURSEMENT,  pour qui ? pour augmenter notre pouvoir d'achat !

Ce guide est destiné à toute personne qui, venant d'acquérir (ou prévoyant d'acquérir) un ordinateur avec des logiciels pré-installés dont il n'aura pas l'usage, souhaite obtenir leur remboursement à des conditions acceptables.

Pour les rares termes techniques utilisés dans ce guide, un petit glossaire est à votre disposition.

Remarque importante : ce guide est conçu pour aider à obtenir le remboursement du système d'exploitation (Windows, MacOS,...), et avec lui de l'ensemble des logiciels pré-installés. Mais les principes qu'il expose sont valables pour toute demande portant sur une partie seulement de ces logiciels (ex : Works OEM) payants ou supposés tels.

La suite 

mercredi, 30 avril 2008

Prague après le fameux "printemps" démocratique

Ce qui reste d'un certain Printemps, à Prague
Dans quelques mois, Prague commémorera les 40 ans du fameux « Printemps » démocratique qui souleva la ville au siècle dernier. Un ras-le-bol spontané qui avait surpris le monde entier, avant d’être réprimé par le régime soviétique. Images.

République Tchèque, Prague, 03/2008

République Tchèque, Prague, 03/2008 (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

République Tchèque, Prague, 03/2008 (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Quartier de Vršovice (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Place Venceslas. Clin d'œil à Josef Koudelka, photographe français d’origine tchèque, à l’endroit même où il prit une photo d'une montre au poignet indiquant midi, sur la place vide après l'invasion des chars soviétiques. (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Plaque commémorative aux noms de Jan Palach et de Jan Zajíc, tous deux étudiants auto-immolés par le feu en guise de protestation contre la « normalisation » imposée par l'URSS. (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Prague, Ujezd, Malá Strana, 03/2008 Monument en souvenir des victimes du communisme réalisé par le sculpteur tchèque Olbram Zoubek et les architectes Jan Kerel et Zdenek Hoelzel, inauguré le 22 mai 2002 (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Jana Neupauerova, jeune Slovaque travaillant pour la fondation Forum 2000 fondé par Vaclav Havel. « Pour moi, la fin du communisme c'est l'ouverture au monde, mais si nous voulons travailler dans ce qui nous intéresse, il nous faut quitter la Slovaquie pour Prague ». (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Vestiges de cheminées d'usine dans un quartier résidentiel de Prague. (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Petr Fleischmann, conseiller au Ministère des affaires étrangères de Prague, me traduit à l'oral son dernier article. « Le changement visuel de la ville est ce qui me touche le plus depuis la fin du communisme, ainsi que la liberté de circulation des gens et des idées ». (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Enfants jouant dans la rue. (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Début du printemps à Prague. (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Michal et Petr, dans le quartier populaire de Vršovice, où a grandi Petr Fleischmann. (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Petr Uhl, co-fondateur de la Charte 77, créée en opposition à la période dite de normalisation, est toujours actif politiquement. "Je suis profondément attaché à la Place de la Paix - elle est dans le quartier où j’ai toujours vécu." Après la division du pays, Uhl a demandé la nationalité Tchèque et Slovaque, cas imprévu par la loi. Il a du lutter cinq années pour récupérer la double nationalité Tchécoslovaque, « et c'est là que je l'ai fêtée ». (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Arrêt de bus. (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Tramway dans les rues de Prague. (Photo: ©Boris Svartzman)


République Tchèque, Prague, 03/2008

République Tchèque, Prague (Photo: ©Boris Svartzman)



République Tchèque, Prague, 03/2008

Un printemps à Prague (Photo: ©Boris Svartzman)


Quelques années seulement après la prise du pouvoir par le Parti communiste tchèque, ses membres au pouvoir ont compris les besoins de la société tchèque. Les noms de citoyens dissidents, Vaclav Havel ou Petr Uhl et d'hommes de Parti, Dubcek notamment, marquent cette fin des années 60 et l'avènement d'une société nouvelle et libérée. Le « socialisme à visage humain », point d'orgue du détachement progressif de la population vis-à-vis de la logique systémique imposée par l'URSS, semblait enfin possible.

poster de l'époque du Printemps de PragueMais l'anniversaire du Printemps de Prague nous rappelle surtout celui de la répression soviétique appuyée par les pays signataires du Pacte de Varsovie. La reprise en main du pouvoir a gelé toute autonomie pour une longue période dite de « normalisation » qui suivit le recours à la force. Plus que la répression, ne devrions-nous donc pas célébrer cette longue quête de liberté qui s'arrêta le jour de l'intervention soviétique ?

Petr Fleischman est conseillé aux affaires étrangères de la République Tchèque. En 1968, il était sur les barricades de Paris : « Je m'amusais avec les copains, mais dès que je pouvais accéder à un poste de radio, je l'allumais pour voir comment évoluait la situation à Prague. Car ce qui s'y passait là-bas était symboliquement bien plus important que Mai 68 », se souvient-il.

A l'Ouest, les pays occidentalisés se révoltaient justement pour un concept de liberté qui restait délimité spatialement par le bloc communiste. Pour Petr Fleischman, les événements de Prague ont permis « à la gauche des pays démocratiques de rêver, un moment soit-il, qu'un régime économico-politique qui éliminerait les méfaits du capitalisme sans toucher à la liberté des êtres humains, était possible. » Or la commémoration d'un tel événement dans un monde battant aujourd'hui au rythme du libéralisme économique comporte le risque d'oublier les aspirations qui visaient a rendre plus humain un système dont on ne voulait se défaire.

Alors, avec la fin du communisme, la liberté est-elle enfin arrivée ? Si le pays se construit sur une purification de son passé et ne laisse aucune chance de rédemption à l'idée du communisme, se prive-t-il de penser un monde commun dont le communisme fut, un jour, une aspiration commune ? Nous pouvons penser avec Fleischmann que « si le régime est tombé, les structures mentales établies en son temps continuent d'exister dans un anti-communisme aussi dogmatique ». Comme si l'histoire oubliée s'arrangeait toujours pour émerger encore et encore au fil des générations.


Source Boris Svartzman (Merci à Vítek Nejedlo pour son aide  Boris Svartzman)

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