lundi, 24 mars 2008

Jean-Marie BOCKEL au placard

JEAN-MARIE BOCKEL AU PLACARD!

Omar BONGO obtient la tête de BOCKEL
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Les déclarations du secrétaire d'Etat à la Coopération avaient déplu au président gabonais. Elles lui ont coûté son poste.

"C'est un signe intéressant." Le porte-parole du gouvernement gabonais a accueilli chaleureusement la "bonne nouvelle" du départ de Jean-Marie BOCKEL du secrétariat d'Etat à la Coopération. En clair:victoire par KO d'Omar Bongo qui, ayant demandé sa tête, a obtenu la dépouille du maire Gauche moderne de Mulhouse.

BOCKEL et la "bonne gouvernance"
"L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance..."L'affaire avait fait grand bruit du côté de Libreville."La mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics (...) la prédation de certains dirigeants"...
"Quand le baril est à 100 dollars et que d’importants pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à se développer, la gouvernance est en question"...

Dans un entretien au Monde, Jean-Marie BOCKEL avait cité un nom, un seul, celui du "président du Gabon". Badaboum! Au Palais du bord de mer, le sang du "sage" Omar Ondimba Bongo ne fait qu'un tour. A tel point que le 17 janvier, il rappelle à la France dans un communiqué officiel les règles de bienséance... En coulisse, le syndicat des chefs d'Etat africains s'organise. Bongo, Sassou (président du Congo) et Biya (président du Cameroun) prennent leur téléphone pour réclamer à Nicolas Sarkozy la tête de l'impétrant. Les jeux sont faits.


Le reportage qui tue

Par ailleurs, un reportage diffusé sur France 2 début mars n'a sans doute pas aidé à reconduire le patron de la Coopération. Reprenant les informations mises au jour par les policiers l'été dernier, la chaîne publique montre l'étendue du patrimoine immobilier du président Bongo: 33 appartements ou maisons, un hôtel particulier de 18 millions d'euros…
Re-colère d'Omar Bongo qui, en guise de représailles, expulse deux ressortissants français. Evoquant une véritable "cabale" et un "complot contre le Gabon et son président", le porte-parole du gouvernement, René Ndemezo’ Obiang, fustige la diffusion du reportage dans un communiqué:
En autorisant la diffusion par les chaînes publiques de reportages divulguant l'adresse privée du président de la République gabonaise en France, mettant ainsi en danger son intégrité physique ainsi que celle de sa famille, les autorités françaises ont manqué à leurs obligations de protection d'un chef d’Etat en exercice."Le ton menaçant et inhabituellement peu diplomatique laisse augurer des conversations houleuses échangées entre les deux palais. Deux semaines plus tard, la sanction est tombée.

BOCKEL pourra méditer au calme...Il fait ses valises pour les Anciens combattants, où il pourra méditer sa propre réponse faite au Monde, qui l'interrogeait sur le précédent de Jean-Pierre Cot, écarté en 1982 de la Coopération par François Mitterrand pour cause de réformisme trop enthousiaste.
"Je sais qu'on ne décalquera pas du jour au lendemain notre morale en Afrique. Je sais aussi que l'Afrique est le continent de demain, et qu'il en va de l'intérêt de la France de mettre en œuvre cette rupture. La jeunesse africaine l'attend"...
avait-il récemment déclaré au "Monde"... 

Elle attendra encore un peu, la jeunesse africaine... (source François GRENIER) 

samedi, 22 mars 2008

RIFIFI au PS puydômois, c'est OK CORAL, les 3 premiers épisodes, à suivre....

a107a12dd87122652595268ce9ae79b8.jpgLa guerre des clans au PS n’aura même eu le bon goût de laisser aux militants le plaisir de savourer la victoire aux municipales et à la plupart des cantonales.
A peine 24 heures après la clôture du scrutin du second tour, la guerre fait à nouveau rage au sein du PS.

  • 1er épisode, entre les deux tours des municipales Michelle André confirme qu’elle est très sollicitée pour la présidence du conseil général, suivie par Alexandre Pourchon qui se déclare également candidat et annonce (déjà) son probable désistement en faveur de la première.
  • 2ème épisode, Passage « statutaire » devant les militants PS. Au 1er vote, ballotage favorable en faveur de Jean Yves Gouttebel. 2ème vote, désistement, comme annoncé, d’Alexandre Pourchon en faveur de Michelle André qui gagne de justesse (50,74%).
  • 3ème épisode, Devant le conseil général réuni, Jean-Yves Gouttebel maintient sa candidature face à Michelle André et obtient un véritable plébiscite’ de ses pairs (40 voix contre 18).
    Fureur de la perdante qui réclame l’exclusion du trublion. Désolation chez dAlexandre Pourchon et ses amis (chez ces gens là, voyez vous, ce genre d’erreur se paie au prix fort et avec des intérêts… Adieu les vice-présidences tant convoitées … C’est un coup à vous casser une carrière politique naissante…)


Voila la direction puydomoise du PS encore bien embarrassée et Jean-Yves Gouttebel, fort de sa légitimité sortie des urnes du conseil Général, ne s’en laisse pas compter, se permettant même de montrer du doigt le premier secrétaire fédéral, Pierre Sabatier,, champion toutes catégories de l’exclusion et grand destructeur de l’homogénéité du Parti… (« Depuis qu’il est en poste, il a passé son temps à exclure…bientôt il faudra vendre les locaux du PS faute de militants … » dixit JY Gouttebel sur Clermont 1ère))
Vendredi, la Montagne  " La Une  consacre deux pleines  pages à « la guerre des roses » avec des en-têtes significatifs : « Majorité d’ouverture pour Jean Yves Gouttebell Alliance objective avec la droite » ; « Le département n’est plus à gauche » ; « L’appareil du PS voulait ma peau »
Le PS est bien malade et il n’en finit pas de sortir de l’ère Mitterrand.
Au conseil Général la majorité, dans les faits, se retrouve donc, comme à la Mairie, en position de centriste avec une forte opposition à sa gauche et à sa droite. .. Peut être l'émergence de la social démocratie...
24 heures, c’est donc ce qu’aura duré la belle unité de façade de la gauche clermontoise, déjà bien mal en point, de par les résultats obtenus par le contestataire Alain Laffont.
Et quel mépris envers les électeurs ! Cela promet … pour la mandature qui démarre.(source par jn delorme Samedi 22 mars 2008)

jeudi, 20 mars 2008

Exclusif : Attali n'était que la doublure de Séguin

1ebd9efb80b6de7caaaa2e7d49b311db.jpgLe rapport Attali, en voie d'enterrement, devait être le rapport Séguin. C'était compter sans le caractère irascible du premier Président de la Cour des Comptes. Histoire.


 Attali, un rapporteur de génie et une prise à la gauche. Sauf que... Après les taxis et les coiffeurs, les moniteurs et patrons d'auto-école étaient dans la rue vendredi dernier dans les grandes villes. Place de la République à Paris, le blocage était presque aussi impressionnant que celui des taxis. Pourtant, on ne reparle plus du rapport Attali. Le «grand réformateur» est allé en Italie porter la bonne parole. En France, dans un contexte social délétère, l'attaque des professions protégées, dont on a enfin mesuré le coût, n'est pas vraiment populaire dans la majorité. Officiellement, le sujet figure toujours dans l'agenda présidentiel via le grand projet de loi de modernisation économique. Mais plus personne ne se risque à parier sur la probabilité de cette réforme. «La plupart des mesures préconisées par le rapport Attali, explique un conseiller du Président, avaient déjà été répertoriées dans d'autres travaux. Ce qu'on attendait de lui est qu'il nous propose une stratégie pour y arriver. C'est ce qu'il n'a pas compris.»

Attali, désastreux pis-aller
Cette déception s'explique peut-être aussi par un élément resté caché du public : en réalité, Jacques Attali n'a été que la doublure de… Philippe Séguin. L'idée d'une commission de modernisation est née dans le cerveau prolixe d'Henri Guaino. Pénétré de la métaphore gaulliste, le conseiller spécial souhaitait reproduire la fameuse commission Rueff-Armand qui, en 1958, avait pris un chapelet de mesures favorisant l'internationalisation de l'économie française. Dont acte : dès l'été dernier, l'Elysée commence à travailler sur le projet de commission. Et envisage de la confier à Philippe Séguin, Président de la Cour des Comptes. Spécialisé depuis des années dans l'évaluation des politiques publiques, jouissant de la bienveillance du président, l'homme est fort bien placé pour exercer la fonction. Mais Séguin reste Séguin, c'est-à-dire un personnage colérique. Lorsqu'il apprend que le gouvernement va confier à Lionel Stoléru une mission sur la création d'un small business act à la française, il prend la mouche : pas question de confier à un autre un sujet qui, estime-t-il, relève de la commission telle qu'il la conçoit. Bref, la lettre de cadrage de la commission est écrite… mais il n'y a plus de rapporteur. Matignon aurait alors soufflé le nom de Jacques Attali. Judicieux : l'homme sera ainsi une nouvelle prise de guerre sur la gauche; habitant de Neuilly, il est aussi un vieil ami du président. Banco! Banco pour un naufrage, en fait. Mais à ce moment-là, ni le commanditaire ni le commissionnaire ne le savent encore…(source Marianne Philippe Cohen Mercredi 19 Mars 2008 )