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vendredi, 11 juillet 2008

Auvergne, une petite histoire belge, avant les vacances ?

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La "Belgique française" d'un député francophone

C'est un document de 30 pages, totalement inédit depuis le déclenchement de la crise institutionnelle belge. Intitulé "Loi organique portant statut d'autonomie de la Belgique française", il expose ce que l'Assemblée nationale et le Sénat français pourraient adopter,après une déclaration de conformité du Conseil constitutionnel, et avant une promulgation par le président de la République. A savoir l'incorporation de la Belgique francophone, dotée préalablement d'un statut de collectivité territoriale autonome, dans la République. (source LE MONDE | 10.07.08 | 15h29 )

SUR LE MÊME SUJET

Le texte a été rédigé par des juristes belges, aidés de spécialistes français dont l'identité n'est pas révélée. Il émane d'un groupe de réflexion dénommé Energies réformatrices, piloté par Daniel Ducarme, un homme politique célèbre en Belgique francophone.

Ancien ministre et ancien coprésident du Parti réformateur libéral, il est aujourd'hui député fédéral et délégué de son parti pour les Belges de l'étranger. M. Ducarme endosse, "avec beaucoup de gravité", souligne-t-il au Monde, la responsabilité d'un projet qui, dit-il, offre une perspective à sa communauté. "Lassée par la crise, l'opinion publique avance vite : 29 % des Wallons se sont récemment déclarés" ouverts "à la perspective d'une association avec la France", dit-il. M. Ducarme ne cache toutefois pas que celle-ci reste, même à ses yeux, "une hypothèse éloignée". Aussi a-t-il fait plancher ses collaborateurs sur un autre texte énumérant - en 3 feuillets celui-là - un statut d'une Belgique autonome, séparée de la Flandre dans l'hypothèse où la crise institutionnelle que connaît le royaume depuis treize mois se solderait finalement par une rupture.

 

LARGE AUTONOMIE

"L'important est surtout de rendre les gens conscients de ce qui pourrait se passer, de les amener à s'interroger sur leur identité et de ne pas se présenter un genou à terre. Que ce soit face à la Flandre ou face à la France",souligne le responsable libéral. Qui rejette, au passage, l'étiquette de "rattachiste". "Le rattachement prôné par certains n'inclut pas l'idée d'une autonomie pour nos régions dans la République."

 

Inspiré des statuts de la Polynésie, le projet du député énumère en détail le partage des compétences entre la France et une "Belgique française", qui serait composée de la Wallonie, de Bruxelles, de la région germanophone et des communes limitrophes de la capitale belge, situées en territoire flamand mais majoritairement francophones. Leur population serait consultée par référendum.

 

Soumise aux lois générales de la République, la "Belgique française" jouirait d'une large autonomie, notamment dans le domaine de l'enseignement, de la recherche, de la culture et de l'audiovisuel. Son identité culturelle spécifique inclurait le maintien des langues flamande à Bruxelles et allemande en Wallonie, au côté du français. La "collectivité autonome" élirait un président et un vice-président mais garderait un roi, réduit à des missions purement protocolaires. Le système monarchique garde, il est vrai les faveurs d'une majorité de francophones belges... (source Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)

 

 

Commentaires

Appel aux Wallons francophones pour une Belgique nouvelle.


Qu'on le veuille ou non, le fond du problème communautaire belge est, non pas un vision séparatiste flamande, mais ni plus ni moins que Bruxelles.

La Flandre depuis l'indépendance belge revendique cette ville historique majeure qui s'est depuis lors francisée à près de 90%. Cette francisation n'ayant eu de cesse de gagner une bonne partie des territoires de la Flandre depuis Napoléon comme le Nord-pas-de-calais, le Hainault puis le Brabant. L'identité d'une nation ne peut pas être mise au placard sous prétexte d'Union européenne élargie, de mondialisation ou de XXI siècle. C'est l'identité qui fait la compétence !

La demande flamande pour une autonomie majeure des régions dans le cadre d'un confédéralisme belge peut très bien être acceptée de fait par la Wallonie. La Belgique perdurant dans cette nouvelle réforme de l'état où chacune des 2 régions retrouverait ses marques même si l'une pourrait être plus dynamique que l'autre.

Le souhait flamand posé sur la table de Belgique depuis des lustres est très claire :

- Deux seules et uniques régions à forte autonomie (la Flandre et la Wallonie) - Bruxelles revenant à la Flandre vu qu'elle est historiquement flamande et se situe dans le territoire flamand.

- Une Confédération au sein d'un Etat belge.

- Un geste important en direction de la Wallonie et des francophones de Bruxelles : une gestion commune de la Ville-capitale Bruxelles par les deux régions Flandre et Wallonie (maintien du bilinguisme). Et de même, par notion de réciprocité, une gestion commune des villes germanophones en territoire de wallonie.

Comme il se doit, la Belgique institutionnelle continuerait à fonctionner et si la Belgique fonctionne, c'est toute la population qui s'y retrouve. En cela, mon esprit libéral et progressiste qui voit aux nouvelles compétences que les régions s'octroieraient une possible explosion économique de la Flandre profitant à tous citoyens belges et revalorisant le pouvoir d'achat et la compétitivité. Bien sûr fini le schéma d'assistanat exagéré que l'on trouve chez nous, autant que les aides énormes allouées aux entreprises dans l'espoir de sortie d'un marasme économique mais souvent non productive. Les finances publiques n'auraient plus les mêmes sources ni directions... Et quand bien même tout cela n'est que pari ou spéculation, n'oublions pas l'image de la locomotive qui entraîne la voiture qui y est rattachée ! Tant que l'on permet à cette locomotive de fonctionner, chacun des deux arrive à bonne gare et en même temps . En un mot, le confédéralisme belge continuerait à garantir une solidarité nécessaire.

Amis Wallons francophones, sous prétexte que nous soyons majoritaire à Bruxelles et que nous parlions la langue de Molière, n'ayant pas peur d'admettre que c'est à la Flandre que pourrait revenir le rôle de locomotive !

Contrairement à tout ce que l'on tend à démontrer chez nos frères flamands (nationalisme, racisme, ségrégation, non-droit aux minorités ...), ce serait plutôt nous, les francophones wallons qui présentons une peu reluisante notion d'ostracisme qui n'a plus lieu d'être dans une Europe unie et dans le monde occidental actuel. Arrêtons d'estimer que Bruxelles est en quelque sorte wallon parce-que nous y sommes installé et qu'on l'a en partie construite.

Acceptons que Bruxelles soit considérée comme une ville flamande. N'argumentons plus que c'est tout bonnement inconcevable par les faits. Ce serait plutôt nous, wallons francophones, qui tenons ainsi la Belgique en otage. Les décolonisations, ont bien eue lieu à travers l'histoire, même que pour recentrer la comparaison à la Belgique, Gand, ville francophone il y a peu, est pourtant bien revenue dans le giron flamand sans qu'il n'y ait eu de persécutions ou de chasses aux sorcières chez les francophones. Choses d'autant moins probable que Bruxelles reste une ville cosmopolite majeure, capitale de l'Europe unie...

Mon voeux est donc clair pour l'avenir de la Belgique :

Wallons et francophones de tous bords, acceptons une bonne fois pour toute de rétrocéder Bruxelles à la Flandre.

Organisons pour la circonstance une belle et grandiose cérémonie nationale.

Lançons la nouvelle Belgique confédérale, celle qui se décidera enfin à aller de l'avant pour notre bien être à tous.

Faisons ensuite tous la fête autour de nos choppes, frites, couques et que sais-je encore ... pour une vie harmonieuse entre nos deux communautés.

Je vous remercie.

Ecrit par : hansk | jeudi, 17 juillet 2008

C'est un peu par hasard que je suis arrivé sur ce site et que j'ai lu le commentaire de Hansk.

C'est assez typique de la façon de voir de certains flamingants qui polluent tous les débats/forums sur le sujet en essayant de se faire passer, avec un magnifique pléonasme, pour des "wallons francophones".

Peut-on réellement admettre qu'il n'y ait que deux régions en Belgique et que celles-ci gèrent en commun les régions bruxelloise et germanophone, considérant de fait que ceux-ci ne sont que des citoyens de seconde zone et importance.

Bruxelles n'est ni flamande ni wallonne, elle est BRUXELLOISE... Et ce n'est pas en accusant l'autre d'avoir les défauts qu'on démontre par ses écrits, gestes et actes, qu'on peut s'absoudre de tout...

Cher Hansk, ayez le courage de retirer votre masque et de ne pas cacher votre identité derrière un pseudonyme.

(s) Un wallon de Namur

Ecrit par : Epi | mardi, 29 juillet 2008

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